L’engouement des objets connectés et l’évolution du mobile pour 2015.

IMG_20140729_180943Dans le cadre de sa veille, Vanksen, agence de communication digitale, réalise des études qu’elle publie dans une logique de partage de
connaissances et de réflexion autour de thématiques spécifiques.

Les smartphones remplacent
l’ordinateur dans notre vie quotidienne, les objets et les paiements connectés se développent et les réseaux
sociaux se renouvellent en proposant des services complémentaires. Ces mutations offrent de nouvelles perspectives à l’innovation digitale.

Le mobile :

le temps passé sur son mobile a doublé de 2012 à 2014, passant d’1h12 à 2h10 quotidiennes. Le mobile est au cœur de tous les usages : shopping, alimentaire, sport, santé, etc. Ce n’est plus seulement un moyen de communiquer mais un véritable partenaire au quotidien.

Aujourd’hui, 36% du temps passé sur un appareil connecté est sur un mobile. On assiste à de nouvelles formes de consommation d’Internet. Précédemment statique devant son ordinateur durant plusieurs heures, aujourd’hui le consommateur fractionne son temps de connexion et se connecte sur son mobile plusieurs fois par jour pour des courtes durées.

Cela engendre un nouvel enjeu pour les marques qui vont devoir redoubler d’efforts pour engager rapidement un consommateur très volatile, à l’échelle mondiale, (il y a plus de mobinautes que d’internautes !)

L’engouement des objets connectés se confirme et plus seulement parmi une population de technophiles.

20% des Français se disent intéressés par la montre connectée.

Les objets connectés ne sont cependant encore qu’au stade d’introduction, 64% des Français n’y voient que du gadget. En dehors des montres, les intentions d’achat des autres objets (TV connectée, bracelet, lunettes, etc.) restent faibles parmi le grand public mais de plus en plus, les consommateurs se familiarisent avec ces nouveautés.

Ces nouveaux supports donnent aux marques l’opportunité de faciliter l’adoption des objets connectés par toutes les typologies de cibles en innovant et en y proposant de nouvelles expériences enrichissantes.

On ne parle plus seulement de « mobile » mais d’interfaces connectées, qui englobent le téléphone, la montre, mais aussi le pot de fleur, le vêtement, les chaussures, etc.

On assiste de plus en plus à une fragmentation de ces interfaces. Les lancements de nouvelles innovations sont fréquentes, des laboratoires de recherches dédiés s’organisent au service de grands comptes ou de petites start-up… Chacun de nos besoins aura (ou a déjà) sa solution technologique connectée. Leur arrivée dans notre écosystème digital génère de nouvelles façons de recevoir et consommer la data, l’information ou les différents contenus.

Cependant, un paradoxe entre usages et attentes émerge : les consommateurs demandent de plus en plus
d’expériences personnalisées qui nécessitent parfois l’enregistrement de nombreuses informations
personnelles, mais, l’intrusion parfois maladroite des marques et les récentes affaires de divulgation de
données confidentielles les poussent à la méfiance !!

Didier AIT.

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Les réseaux : source de succès pour l’entrepreneur.

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Le succès des jeunes entreprises innovantes dépend, des structures et des mesures d’accompagnement (notamment grâce aux incubateurs), mais il relève aussi de la manière dont le porteur de projet interagit avec son environnement.

Même dans un contexte de mondialisation, les innovations et les connaissances sont souvent produites localement par des réseaux d’acteurs établis sur un territoire restreint. « De nombreux travaux ont cherché à mieux situer le rôle et l’importance des réseaux sociaux pour la création d’entreprise, en revanche la connaissance des dynamiques de construction de ces réseaux en fonction du temps est encore insuffisante ».

Une approche inédite.

Pour étudier la dynamique du réseau, les chercheurs se sont appuyés sur la théorie de l’acteur-réseau (actor-network theory).

Selon cette approche sociologique, la réussite d’une innovation n’est pas liée qu’au génie d’un individu, ni à la valeur intrinsèque de son projet.

Elle est avant tout le résultat d’un effort fourni par une association d’acteurs humains et d’objets matériels qui se réunissent progressivement autour du couple individu/ projet.

Le réseau pour pallier les manques.

Le réseau de l’entrepreneur évolue et change de configuration pour répondre et s’adapter à une situation entrepreneuriale changeante. « Cette recherche confirme l’importance du réseau dans la réussite d’un projet entrepreneurial. Elle montre que le réseau de l’entrepreneur évolue en fonction de l’état d’avancement de son projet. À chaque étape du processus, un certain type d’acteur est mobilisé pour répondre à un besoin particulier (par exemple, résoudre un problème spécifique ou obtenir de nouvelles ressources) ».

Les compétences sociales aussi importantes qu’un plan d’affaires ?

« pour décrocher un rendez-vous dans une grande entreprise, il faut faire preuve de courage, puis de force de persuasion pour défendre une idée originale, et résister aux oppositions».Cet exemple démontre notamment pour les jeunes qui ont peu d’expérience, et ne connaissent ni leur environnement d’affaires ni ses acteurs, que pour réussir à construire un réseau, cela demande certaines compétences,

Applications pratiques :

Les résultats de cette étude peuvent aider l’entrepreneur à mieux piloter son processus de création en optimisant la construction de son réseau et à mieux utiliser les prototypes, les présentations et le plan d’affaires qui sont susceptibles d’augmenter sa légitimité.

D’après une interview du Dr Wadid Lamine publiée dans TBS research center décembre 2014. Ses travaux portent sur le processus entrepreneurial, les incubateurs technologiques et le réseau social de l’entrepreneur débutant.

Didier AIT.

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Comment les lobbyistes choisissent-ils leurs partenaires ?

 

Toulouse-20120309-00357Quand les lobbyistes de Bruxelles cherchent des organisations partenaires pour surveiller ou influencer la politique européenne, ils s’intéressent peu à leur taille ou à leur nationalité. Ce qui importe vraiment dans le choix d’un partenaire potentiel, est la perspective de s’assurer des ressources « politiques » complémentaires (expertise politique, connaissance de l’environnement réglementaire, réputation…).

A Bruxelles, on évalue entre 3 000 et 15 000 le nombre de lobbyistes, ou « représentants des intérêts », intérêts qu’ils promeuvent et défendent auprès de l’exécutif européen.

Ces spécialistes parlent au nom d’un large éventail d’entités, des très grandes entreprises et syndicats professionnels aux ONG, en passant par les associations à but non lucratif et les organisations religieuses.

Quand plusieurs organisations se mobilisent pour défendre la même cause, les lobbyistes créent souvent des associations officielles ou des coalitions ad hoc, informelles, afin que leur voix se fasse mieux entendre.

Aucune étude n’avait cependant examiné en détail la façon dont ils évaluent et sélectionnent leurs partenaires.

Andrew Barron et Peter Hulten tentent de combler cette lacune par un travail de recherche portant spécifiquement sur les critères de sélection des partenaires.

La conclusion, est que leur choix est surtout motivé par la recherche de ressources politiques.

Les lobbyistes : à l’affût de ressources politiques complémentaires.

La représentation des intérêts à Bruxelles exige des ressources politiques spécifiques.

Les relations nouées avec les fonctionnaires européens sont  une ressource politique,  les actifs comme la réputation « plus abstraits » , atteste de la crédibilité et du sérieux de l’entreprise ou de l’organisme concerné.

Ces ressources essentielles sont inégalement réparties entre les différentes organisations. Telle entreprise possède par exemple l’expertise technique mais n’a aucune connaissance de la réglementation européenne, à moins qu’elle ne manque cruellement de ressources relationnelles. C’est la raison pour laquelle les lobbyistes ont besoin de partenaires.

Applications pratiques.

Un lobbying transparent, fondé sur l’information, n’a rien de répréhensible. C’est une méthode utile pour promouvoir la stratégie de l’entreprise, de sorte que les dirigeants ont tout intérêt à y participer.

« Bruxelles édicte de plus en plus de règles et de réglementations applicables aux états membres, les entreprises ont donc tout à gagner à faire entendre leur voix. » Dans cette perspective, elles peuvent former des partenariats stratégiques afin de compenser d’éventuelles lacunes. Cette étude montre que si la recherche portant sur le lobbying a longtemps été l’apanage des experts en science politique, la recherche conduite en business school apporte elle aussi un éclairage utile sur les activités politiques des entreprises.

D’après une interview d’Andrew Barron, professeur de commerce international.